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Chapitre 03

Dynamique virale et modèles d'infection

Racym Berrah, PharmD PMx Explain Relecture scientifique par l'auteur : ORCID

Modéliser la charge virale sous traitement : cellules cibles, décroissance biphasique et efficacité.

1 activités guidées

01 · Pourquoi ce chapitre

En infectiologie virale (VIH, VHC, grippe, COVID, Ebola), le critère n'est pas une concentration mais la charge virale. La modéliser sous traitement permet de quantifier l'efficacité d'un antiviral et d'anticiper la résistance.

C'est un champ majeur de la pharmacométrie mécaniste appliquée à l'infection.

02 · Intuition

Le virus se produit (cellules infectées) et se claire en permanence. Un antiviral bloque la production : la charge virale chute.

La chute est biphasique : d'abord rapide (élimination du virus libre déjà présent), puis plus lente (élimination des cellules infectées). Faites varier l'efficacité et observez les deux pentes.

03 · La formule décortiquée

Le modèle à cellules cibles couple cellules infectées II et virus VV :

dIdt=−δ I,dVdt=(1−ε) p I−c V\frac{dI}{dt} = -\delta\,I, \qquad \frac{dV}{dt} = (1-\varepsilon)\,p\,I - c\,V
  • ε\varepsilon : efficacité (fraction de production bloquée) ;
  • cc : clairance du virus libre (phase 1, rapide) ;
  • δ\delta : perte des cellules infectées (phase 2, lente).

À forte efficacité, la première pente ≈ cc, la seconde ≈ δ\delta.

04 · Exemple concret

Pour le VHC, ce sont deux lectures différentes de la phase 1 qu'il faut distinguer : sa pente mesure la clairance du virus libre (cc), tandis que la profondeur de la chute — le palier atteint, ≈V0(1−ε)\approx V_0(1-\varepsilon) — mesure l'efficacité ε\varepsilon du traitement. La phase 2, elle, donne la vitesse d'élimination des hépatocytes infectés — d'où une estimation de l'ordre de grandeur du temps de décroissance virale, pas une garantie individuelle de guérison.

Ce cadre a guidé le développement des antiviraux à action directe et l'optimisation des durées de traitement.

05 · Piège fréquent

Une charge virale qui remonte n'est pas toujours un échec pharmacologique.

06 · À retenir

  • La charge virale se modélise par un système cellules infectées ↔ virus libre.
  • Décroissance biphasique : clairance du virus (c) puis perte des cellules infectées (δ).
  • L'efficacité ε (production bloquée) fixe l'amplitude de la chute de phase 1 ; c'est sa pente qui reflète la clairance virale c. Confondre les deux, c'est lire un taux (en j⁻¹) là où on cherche une fraction (entre 0 et 1).
  • Une efficacité insuffisante favorise la résistance ; relier au modèle PK.

Point de contrôle

Vérifiez votre compréhension

Q1. Dans un modèle de cinétique virale, la décroissance biphasique reflète...

Q2. Le paramètre d'efficacité ε d'un antiviral représente...

Q3. Une efficacité insuffisante favorise...

Exercices d'entraînement

Activités guidées

Cas en plusieurs étapes combinant calcul, interprétation et raisonnement.

Activité guidée · 10 min · Niveau 2

Lire une décroissance en log10

Calcul · InterprétationÀ commencer

Citer cette page

Berrah R. Dynamique virale et modèles d'infection. PMx Explain, 2026. https://rberrah.github.io/pharmacometrie/chapitres/infectio-viral/

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Contenu pédagogique uniquement. Pas de conseil médical. Pas d'ajustement posologique patient-spécifique.