Parmi les propositions suivantes concernant le mode de transmission des virus de l'immunodéficience humaine (VIH), laquelle est fausse ?
Séméiologie et pathologie — Biologie appliquée à la clinique
Infections sexuellement transmissibles
Urétrite, cervicite et syphilis : reconnaître les germes, lire les sérologies et traiter le couple.
01 · Pourquoi ce chapitre
Les IST se raisonnent en package : un symptôme (écoulement, ulcération, leucorrhées) impose de chercher plusieurs germes, de dépister le partenaire et de proposer les sérologies associées (VIH, VHB, VHC, syphilis).
Deux réflexes : traiter en probabiliste dès le prélèvement (contagiosité, complications) et penser aux co-infections — gonocoque et chlamydia sont souvent associés.
02 · Uretrite et cervicite
Chez l'homme : écoulement urétral ; chez la femme : souvent asymptomatique ou cervicite/leucorrhées.
03 · Diagnostic microbiologique
Prélèvements : écouvillon urétral / endocol (milieu de transport +++) et 1er jet d'urine.
- Gram : le gonocoque est bien vu sur l'écoulement de l'homme ; peu sensible chez la femme.
- Culture du gonocoque (gélose chocolat, CO₂) : méthode de référence donnant l'antibiogramme, mais germe fragile.
- PCR multiplex (gonocoque, chlamydia, mycoplasmes) : très sensible, sur écouvillon ou 1er jet d'urine.
04 · Syphilis
Treponema pallidum (tréponème pâle) : bactérie spiralée, non cultivable, vue en microscopie à fond noir sur le chancre (syphilis primaire). Transmission sexuelle et materno-fœtale.
05 · Traitement et prevention
- Urétrite/cervicite (probabiliste, en monodose pour l'observance) : ceftriaxone IM (anti-gonocoque, en 1ʳᵉ intention car le gonocoque est résistant aux pénicillines et aux fluoroquinolones) + doxycycline 7 j (anti-chlamydia, désormais préférée à l'azithromycine du fait des résistances de M. genitalium).
- Syphilis : pénicilline G — benzathine benzylpénicilline IM (1 injection si précoce ; schéma prolongé si tardive/neurosyphilis). Prévenir la réaction de Herxheimer.
- Trichomonas vaginalis (protozoaire, leucorrhées verdâtres mousseuses) : métronidazole.
06 · A retenir
- Urétrite = gonocoque + chlamydia (co-infection fréquente) ; y penser en « package ».
- Diagnostic : Gram/culture pour le gonocoque, PCR pour chlamydia et mycoplasmes.
- Syphilis (T. pallidum) : sérologie TT puis VDRL ; VDRL+/TT− = faux positif.
- Traitement urétrite : ceftriaxone + azithromycine/doxycycline ; syphilis : pénicilline G.
- Toujours traiter le partenaire et faire les sérologies associées.
QCM · épreuve 1
QCM
Q1. Les deux principales bactéries d'une urétrite masculine sont…
Q2. Un dépistage de syphilis montre VDRL positif et TPHA (test tréponémique) négatif : il s'agit le plus souvent…
Q3. Le traitement probabiliste d'une urétrite associe…
Annales du concours sur ce thème
11 questions tombées au concours, portant sur ce chapitre. Voir toutes les annales →
Parmi les propositions suivantes concernant la syphilis, laquelle (lesquelles) est (sont) exacte(s) ?
Parmi les propositions suivantes concernant Treponema pallidum, laquelle (lesquelles) est (sont) exacte(s) ?
Parmi les propositions suivantes concernant Neisseria gonorrhoeae, quelle(s) est celle(s) qui est (sont) (sont) exacte(s) ?
Parmi les infections suivantes, laquelle (lesquelles) peut (peuvent) être due(s) au gonocoque ?
Parmi les propositions suivantes, quelle(s) est (sont) celle(s) qui s'applique(nt) à la fois au virus de l'herpès simplex et au cytomégalovirus humain ?
Parmi les propositions suivantes concernant Neisseria gonorrhoeae , quelle(s) est (sont) celle(s) qui est (sont) exacte(s) ?
Dans la liste suivante, quelle est la proposition qui ne s'applique pas à la syphilis ?
Dans la liste suivante, quelles sont les réponses exactes concernant la syphilis ?
Parmi les propositions suivantes concernant le virus de l'immunodéficience humaine de type 1 (VIH-1), laquelle est exacte ?
Parmi les propositions suivantes concernant Treponema pallidum, quelle(s) est(sont) la(les) réponses(s) exacte(s) ?